Je cherche des blogs de gothic lolitas, me délecte visuellement de leurs sublimes tenues de poupées. Le 24 avril, il y a la Japaniort. J'ai hâte d'y être. J'espère que ce sera une belle journée.
Parfois je suis enthousiaste à l'idée d'une sortie, d'un séjour et je suis finalement déçue. Mais si je vois des vêtement lolita partout, je ne pourrai qu'être heureuse. Je serai dans mon
univers.
J'ai détruit un blog il y a un an. Je le regrette, parce qu'il y avait plein de commentaires de ma linguiste. Quand la nostalgie me prend, je relis nos e-mails. Outre le fait d'avoir une
personnalité hors du commun, elle a toujours eu pour moi des paroles très sages qui m'ont beaucoup apporté, et ses réactions m'ont été bénéfiques, même si parfois elles me blessaient sur le
coup (par exemple, sa prise de distance).
Je viens de retrouver une autre prof sur Facebook. Pas sûr qu'elle accepte m'a demande d'amitié. Les derniers jours, elle avait l'air plus "détachée". ça semble rassurant de recréer mon petit
réseau sur Internet. Mais ce sera jamais comme avant, quand je pouvais leur parler en tête à tête (et me jeter dans leurs bras). Mais bon, je ne ressens pas de manque. J'aurais juste envie d'un
petit mot de temps en temps. J'hésite: est-ce que j'écris une lettre à ma médiéviste sachant qu'elle n'a répondu à aucun e-mail depuis des mois? Je dois aussi écrire un mot à un ex-collègue qui a
des problèmes de santé. Je l'aime bien, on arrêtait pas de déconner quand on travaillait ensemble. Demain je vais chercher un cadeau pour l'anniversaire de ma copine de fac. Et un pour celui de
Marion. Ces occasions spéciales rythment ma vie trop plate. Je voudrais des fêtes avec les gens que j'aime. Toi Marion, toi Daphné, mes profs de la fac de Poitiers, Tom qui vit trop loin de moi.
Je voudrais retourner au club d'anglais, on fêterait la St Patrick, il y aurait d'autres sketches des Monthy Pythons, d'autres sorties au resto. A Poitiers, je souffrais, mais j'avais des moments
de bonheur intense. Ma nostalgie doit être égale à celle que tu entretiens envers la clinique Marion. Il y avait des moments durs, mais il y avait aussi de bons moments.
Sinon...j'avais très envie de revoir mon psy, j'étais prête à retourner le voir, et j'ai eu un sentiment de culpabilité: je ne suis plus malade, à quoi bon creuser le trou de la Sécu? Je suis
persuadée qu'il faut souffrir pour aller voir un psy. Je ne souffre plus. Je suis frustrée, je m'ennuie, j'ai des manques, mais je n'ai plus de douleur mentale insupportable. Je ne le reverrai
donc que si je fais une rechute et j'espère que ça n'arrivera jamais.
A part ça, je me sens paresseuse, molle et désoeuvrée. J'ai rédigé une page pour la fiche du film chinois que je devais visionner, il m'en reste deux à écrire. Pas le courage de réviser mes
caractères chinois. Demain. J'ai des lacunes dans certaines matières, il faut que je sauve la mise en chinois, le coréen devrait remonter ma moyenne, j'ai validé l'anglais avec quatorze de
moyenne. Mais je ne sais pas si je vais avoir mon année. J'aimerais bien. Même si j'accumule les diplômes sans savoir quoi en faire...